Nicolas Grys, responsable commercial, Arlu
Une verrière coulissante pour un projet à Cavalaire-sur-Mer...
Comment le marché de la quincaillerie pour l’aménagement de cuisine se porte-t-il, et quelles évolutions observez-vous depuis ces deux ou trois dernières années ?
Le premier trimestre affiche une excellente dynamique, s’inscrivant dans la continuité de la fin d’année 2025. Si les clients se montrent globalement attentistes, le marché du haut de gamme, lui, se porte toujours aussi bien. Nous constatons néanmoins une activité de plus en plus en dents de scie, marquée par des pics de commandes suivis de fortes baisses. Enfin, le marché reste très concurrentiel, imposant des délais de livraison extrêmement courts, y compris sur le sur-mesure.
Quels segments sont aujourd’hui les plus dynamiques : cuisine premium, rénovation, petits espaces, sur-mesure… ?
Le marché premium conserve un fort potentiel, même si les clients se montrent plus exigeants et n’hésitent pas à reporter leurs achats. En parallèle, une partie de la clientèle du milieu de gamme se reporte sur l’entrée de gamme, sans pour autant parvenir à compenser la baisse d’activité de ce segment.
Quelles sont les grandes tendances qui influencent actuellement le développement des solutions de quincaillerie ?
Les finitions bronze et moka anodisé sont très demandées. Sur le marché du premium, les clients cherchent à se différencier et sont en quête de décors exclusifs, tandis que le noir reste la référence incontournable de l’entrée de gamme.
Comment les modes de vie actuels transforment-ils la conception des cuisines ? Quelles sont vos observations concernant la place prise par l’ergonomie et le confort d’usage dans les projets ?
Alors que les cuisines ouvertes ont longtemps été la norme, les clients recherchent aujourd’hui plus de flexibilité : pouvoir ouvrir l’espace lorsqu’ils reçoivent, mais aussi le fermer au quotidien pour limiter le bruit et les odeurs.
Sur-mesure et personnalisation sont de plus en plus recherchés par le client final… comment répondez-vous à cette demande croissante ?
En collaborant de plus en plus avec des partenaires spécialisés (menuisiers, miroitiers…), nous adaptons précisément nos produits aux exigences de nos clients.
Comment intégrez-vous l’exigence environnementale dans la conception et la valorisation de vos solutions ?
Notre site de production comprend une zone dédiée au recyclage de nos matières premières et déchets (cartons, copeaux, huiles, etc.). Dès sa construction, l’usine a été pensée pour réduire son empreinte environnementale, avec l’installation de panneaux solaires sur l’ensemble de sa toiture et de récupérateurs d’eau de pluie pour alimenter les réseaux non potables, notamment les sanitaires. Dans une démarche d’amélioration continue, nous étudions actuellement les nouvelles normes internationales de recyclage afin d’anticiper les exigences de demain.
Quels sont aujourd’hui les principaux axes d’innovation dans votre secteur, et quels besoins émergents anticipez-vous pour les cuisines de demain ?
À l’écoute des retours de nos clients, nous perfectionnons continuellement nos produits pour les adapter aux besoins. Nous concentrons tout particulièrement nos efforts sur l’optimisation des amortisseurs pour charnières invisibles, dédiés aux portes de communication dans l’univers de la cuisine.
Selon vous, à quoi ressemblera la quincaillerie de cuisine dans cinq ou dix ans ?
Design épuré et simplicité d’installation : voilà ce que veulent les clients aujourd’hui. Cette quête de rapidité et de facilité d’usage sera encore plus déterminante pour les générations à venir.