Marlow, l’écrin monégasque aux accents anglais d’Hugo Toro
Au cœur de Mareterra, le luxueux nouveau quartier de Monaco, Marlow est le dernier-né du groupe Monte-Carlo Société des bains de mer. L’établissement rend hommage aux voyageurs britanniques qui, voici plus de cent soixante ans, faisaient déjà de Monte-Carlo une escale privilégiée. Inspiré de cet art de vivre à l’anglaise, le restaurant de 300 m2 déploie une scénographie intérieure pensée par Hugo Toro, où se mêlent avec brio l’élégance feutrée des clubs anglo-saxons et la clarté du littoral méditerranéen. Les matières nobles, omniprésentes, sculptent l’espace : sur les murs, des boiseries finement travaillées dans des teintes chaudes et patinées évoquent l’intimité des salons d’époque, tandis que de subtiles touches de marbres roses et vert d’eau apportent une fraîcheur minérale rappelant les côtes locales. Ces nuances maritimes trouvent un écho dans les verres de Murano qui ponctuent le décor.

Comme il est de règle dans les aménagements d’aujourd’hui, un bar monumental trône au milieu du restaurant. Sa jupe en fonte massive, ornée de motifs en relief qui lui confèrent un aspect sculptural, tranche avec le brillant du bois laqué. Autour du bar, l’espace s’organise en plusieurs alcôves élégantes : un salon privé où les assises en velours et les luminaires d’inspiration art déco enveloppent les convives dans une ambiance feutrée, un comptoir de fruits de mer qui mêle marbre et laiton pour un éclat sophistiqué, et une scène musicale où les textures bois absorbent la lumière pour une atmosphère plus intime. Une lumière particulièrement réfléchie dans tout l’espace : appliques en bronze martelé, candélabres en forme de coraux… l’éclairage doux et chaleureux est porté par les murs lambrissés.

Dans un dernier espace, le cabinet de curiosités de Lady M. (personnage inspiré de la littérature britannique du XIXe siècle) se dévoile comme un salon à part, où l’on retrouve une collection choisie d’objets d’art et de livres anciens. Des gravures botaniques, des sculptures maritimes et des volumes reliés en cuir y sont disposés avec soin, comme autant d’évocations d’un voyage imaginaire entre Londres et Monte-Carlo. Pour un écrin victorien plus vrai que les vrais.

